L’inspecteur Harry Hole n’est pas très apprécié de ses collègues de la police d’Oslo. Trop cynique ou trop sentimental, il est du genre à aller jusqu’au bout de ses enquêtes sans tenir compte des avis de la hiérarchie. Lorsqu’une jeune Norvégienne est retrouvée assassinée en Australie, l’occasion est trop belle pour se débarrasser de lui en l’expédiant en mission au bout du monde. Sur cette terre étrange dont il ne connaît pas la culture, associé à un inspecteur aborigène lui-même assez spécial, Harry Hole va aller de découvertes en découvertes, au coeur du bush millénaire. La confrontation de deux univers totalement étrangers l’un à l’autre donne à cette enquête une dimension ethnologique, mais aussi un effet de décalage passionnant.
Pour
être clair, c’est une vraie déception. Peut-être que d’avoir eu une
collègue qui attendait fébrilement chaque nouveau volume de ce héros et
qui en vantait les mérites à chaque occasion a contribué à de folles
espérances, mais toujours est-il que la mayonnaise a eu du mal à
prendre. L’écriture est un peu vulgaire. Le récit s’étire tellement en
longueur que nous-même nous sommes rapidement perdus dans le Bush
australien, véritable repère de camés dont on a bien du mal à se
départir. Les motivations mêmes du héros restent troubles et on peine à
trouver un dénouement dans la dernière centaine de pages. Comme il
faudra bien du courage pour tenter un second volume ; laissons passer un
peu de temps pour digérer la pilule !
