La bonne nouvelle de ce début d’année scolaire est sans conteste
qu’il n’y a pas d’étude au centre pour les enfants en cours préparatoire
/ cours moyen. Cela signifie tout simplement que ce sont aux parents de
prendre en charge les devoirs. Ce n’est pas sans nous déplaire alors
que Gabriel en est à l’étape cruciale de l’apprentissage de la lecture
et de l’écriture, mais couplé avec un retour à la maison qui ne se fait
pas avant 18h30, le rythme quotidien s’annonce soutenu. Surtout qu’il
faut motiver un petit garçon pas du tout concentré… voire sur le
qui-vive avec tout ce qui touche à l’école depuis son extraordinaire
expérience de moyenne section. Mais avec un peu de fantaisie et une
touche d’imagination, le voilà qui révise ni vu ni connu !
Alors, quand, de retour à la maison, il part sur un bref résumé de ses activités du jour (généralement au moment du déshabillage dans l’entrée), on en profite pour rebondir et feuilleter plus intensément cahiers et porte-vues. Le plus difficile étant bien sûr de chopper le cahier de correspondance en douce, pour y lire les devoirs du lendemain… Et ensuite de demander innocemment des explications sur les fiches nouvellement collées. De lui faire même sortir le calepin des syllabes et les étiquettes l’aidant à reconstituer des phrases, et de le solliciter avec un air de rigolade… en précisant bien que plus vite il donne la bonne réponse, plus vite il pourra passer à autre chose.
On ne va pas se mentir, le petit homme a eu vite fait de comprendre le stratagème. Du coup, force est de constater que ça fonctionne mieux le mercredi, quand la patience de tous est là, et que nous avons la possibilité de faire des pauses entre chaque tension qui mènerait à de la confusion. Et dire que le chemin ne fait que commencer…
