Le directeur avait été formel : nous aurions le temps de faire le
voyage entre les deux communes pour assister à la rentrée de nos deux
enfants. Et bien non. Anaïs voulant accompagner son petit frère à son
entrée en CP, a failli se retrouver la porte au nez, à quelques minutes
près !
C’est
surtout une école vide, avec un chef d’établissement nous attendant au
portail en guise de comité d’accueil (en lieu et place d’une horde de
parents) qui nous a fait presser… pour traverser la cour et jeter vite
fait notre belle Anaïs dans la classe, en pleurs, à cause de tous les
regards qui se sont portés sur elle et du peu de places vacantes,
spécifiquement situées au fond de la salle.
Nous
avons néanmoins pris le temps de vérifier la liste d’appel et
d’échanger quelques paroles avec son instituteur à mi-temps (pour cause
de formation), qui voulait présenter l’école au papa, qui ne connaissait
pas encore l’établissement. Il n’empêche que nous avions le coeur gros
de quitter notre fille dans de telles conditions, et que c’est un peu
amers que nous sommes rentrés à la maison, tout penauds, par le chemin
traversant la forêt.
Pire,
il a fallut qu’elle se débrouille pour prendre bus et revenir
d’elle-même à la maison, pour cause de sortie d’école simultanée dans
deux villages différents. Devoir demander à quelqu’un trajet et arrêt
(pour cause d’informations sommaires de la part du service transports du
regroupement de communes)… et prendre des décisions seule.
Et
à 17h15 pétante, elle était toute trottinante sur le bas coté de la rue
! Heureuse de nous indiquer qu’en une journée, elle était déjà copine
avec presque toutes les filles de la classe… mais qu’attention, dans
cette école, toutes fond du sport, alors il va être nécessaire
d’améliorer son niveau en gymnastique !
