Notre première cueillette à la Gran’ ferme

Ce n’est pas parce que nous avons changé de région que nous allons perdre les bonnes habitudes. D’autant que maintenant que nous sommes au coeur de la campagne, il serait bête de ne pas en profiter pour manger plus sain et local. Direction donc le petit village de Chartainvilliers, pour découvrir cette fameuse Gran’Ferme, dont on nous a plusieurs fois vanté les mérites !

L’entrée ne paie pas de mine, et c’est limite si l’on n’ose pas mettre les pieds dans la grande cour tant il faut deviner qu’ici on y fait commerce… mais à voir le ballet des voitures, il n’y a pas de doutes, nous y sommes ! Nous, nous ne venons pour la super boutique mais surtout la possibilité d’aller cueillir directement le fruit et/ou le légume, c’est ce pourquoi nous sommes venus en famille.

Il suffisait de suivre les indications erratiques de la caissière (dont l’accent contribue au dépaysement car la ferme est tenue par une grande famille d’origine polonaise) et se laisser aller dans les méandres des allées boueuses, tout en suivant les petites pancartes dissimulées.

Au bout du chemin, une flanquée de serres et de plantations, sagement alignées en file indienne nous font rêver comme ce n’est pas permis ! Tellement de choses à explorer, avec un minimum d’indications, c’est sûr, on va perdre. D’autant qu’une fois les pieds posés dans le champs de mûres et de framboises, la météo se renverse en moins de 5 minutes, et il nous faut très vite trouver refuge…

S’abriter avec les tomates cerises et coeurs de boeuf, c’est comme tomber au coeur de la tentation : tout le monde sait qu’il sera bien difficile de remplir les sacs tant les petites perles rouges vont invariablement tomber dans les petites bouches. Et comment résister à ces allées de bonheur gustatif…

A quelques pas de puces vers la serre d’à coté, nous découvrons un joli champs de fraises en liberté, cachées sous les lierres et les pissenlits. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles n’ont apparemment pas subies de traitement !

Nous avons dévalisé les pieds d’aubergines à la vitesse de l’éclair alors que certains étaient encore bien minuscules (humhum), avant d’être stoppés net par de jolies fleurs d’artichauts, visiblement délaissées dans un champs en friche. Interdiction de les cueillir, et pourtant, l’une d’entre elles aurait été bienvenue dans un joli soliflore…

Notre butin ne nous empêche pas de dévaliser la boutique : pommes de terre primeurs, courgettes jaunes, jus de pommes, miel de sapin, sablés… et remercier les dieux d’avoir pris un chèque car au final l’addition a vite fait d’être salée !

Leave a Comment