Le premier trajet toute seule

C’est à la faveur d’un petit garçon malade qu’il fut demandé à notre belle d’aller seule à l’école qui se trouve à environ 4 kilomètres de la maison.

Petit à petit, on s’était déjà essayé aux compromis : Maman qui faisait le taxi le mercredi jusqu’aux vacances de la Toussaint, puis l’accompagnement jusqu’à l’arrêt de bus (qui est à 50 mètres)… cette fois-ci, c’est le grand saut.

Se prendre en charge quand on stresse vite et quand on écoute à moitié, ce n’est pas une mince affaire, cependant, le collège se profile toujours en septembre prochain, donc chaque pas vers l’autonomie compte.

A 8 heures, elle était déjà en manteau, pour un départ escompté à 8h30. A 8h32, elle écoutait à peine les consignes et préférait rentrer le soir à pieds du centre de Saint Piat plutôt que d’être déposé quasiment devant chez nous (?!!!?!).

A 17h30, le bus n’est pas passé devant chez nous. A 17h38, transie de froid, Maman, qui avait guetté le passage du Transbeauce depuis le perron était déjà au bord de la route pour regarder de ses yeux sa grande fille descendre du bus, et faire la causette avec les copines. Les félicitations maternelles n’eurent pour écho qu’un haussement d’épaules, alors que 3 mois s’étaient écoulé depuis le refus catégorique de monter dans un transport collectif. Comme quoi tout arrive, le stress parental en prime.

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